Extraction minière / Quand le sous-sol togolais fait saliver jusqu’en Australie

L'industrie minière connait une croissance fulgurante depuis quelques années au Togo. Bientôt une nouvelle carrière d'exploitation de phosphate carbonaté.

L’industrie minière connait une croissance fulgurante depuis quelques années au Togo. Bientôt une nouvelle carrière d’exploitation de phosphate carbonaté.

Le fer togolais pour les Indiens, le marbre pour les Espagnols, le pétrole pour des Hollandais, le calcaire pour des Allemands, Norvégiens et Indiens…peut-être bientôt les deux milliards de tonnes de phosphates carbonatés (jusqu’ici jamais exploités) seront pour des Australiens qui ne cachent pas leur enthousiasme.

Le processus de délivrance de la licence d’exploitation du phosphate carbonaté togolais aura duré plusieurs années. Mais encore quelques jours et, selon les informations, sera connu l’opérateur qui devra exploiter l’importante mine de phosphates carbonatés. Le même opérateur pourra également se voir octroyer la licence d’installation et d’exploitation d’une usine de production de fertilisants à base du minerai.

A ce jour, trois (ou tout au plus 5) entreprises figurent sur la liste de présélection. On sait par exemple qu’une entreprise israélienne fait partie du lot. Il faut préciser que le Togo exploite déjà depuis les années 60 une mine de phosphate. L’exploitation que le pays s’apprête à lancer porte sur le « phosphate carbonaté », de nature différente et plus abondante que le phosphate standard. Et déjà des mains noires israéliennes sont souvent signalées dans la gestion de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT), société nationale qui exploite depuis quelques années la principale ressource minière d’exportation du pays. Les Israéliens tiennent à élargir leur influence dans le secteur minier togolais et mettront « tout ce qu’il faut » pour arracher la totalité ou une partie du projet d’exploitation du phosphate carbonaté . Mais passons.

Ceux qui s’agitent le plus autour du phosphate carbonaté togolais viennent de loin, très loin : l’Australie. Ils ont pour nom Balarama. C’est le groupe qui se dit confiant pour remporter la mise. A Lomé, il est annoncé en bonne voie. La presse locale a révélé cette semaine une récente note de Balarama adressée à ses partenaires et qui démontre tout l’intérêt des Australiens. « La société a déposé ses documents d’appel d’offres finales avec le Gouvernement du Togo le 17 janvier 2013. La direction de Balmara va maintenant se rendre au Togo pour assister à une importante réunion dans la semaine du 8 Avril 2013. Suite à cette réunion, les positions finales seront officiellement présentées et le gouvernement sélectionnera alors l’heureux élu. Balmara a réuni un consortium solide de partenaires pour le processus d’appel d’offres, y compris l’un des plus gros investissements de banque dans le monde. Basé sur l’expérience et les capacités des membres du consortium, ainsi que la qualité et la profondeur de sa proposition au gouvernement du Togo, la société reste confiante sur ses perspectives dans le processus de sélection finale », lit-on dans le document.

En fait, les Australiens mobilisent « tous leurs moyens » pour arracher ce marché. Il y a deux ans, alors qu’ils s’étaient présentés sous un autre nom, ils étaient à un doigt d’enlever la licence quand sur pression de certaines institutions internationales, le gouvernement était obligé de relancer l’appel à manifestation d’intérêt. Le processus ne semblait pas clair. Pour revenir à la charge, la société a dû changer le nom Sultan pour devenir Balarama. A plusieurs reprises, la presse nationale et internationale ont publié des documents adressés par la société à ses partenaires pour les rassurer qu’elle était en bonne voie.

Mais voilà, le processus d’attribution de la licence pour l’extraction du minerai et pour sa transformation est, il faut l’avouer, couverte par une suspicion de manque de transparence. A tort ou à raison ? La suite nous édifiera.

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2 réponses à “Extraction minière / Quand le sous-sol togolais fait saliver jusqu’en Australie

  1. Malgre tt ns somme tjrs ds victime on vie dn une misere ke les pays voisin sans resource miniere n’ont jamais vaicu

  2. Qu’apporte le phosphate à la population togolaise si ce n’est que la misère, les soucis et la tristesse. Nos terres sont détruites et la population manque d’espace cultivable. Ceux qui se sont sacrifiés malgré leurs maigres salaires pour acheter des terrains et construire seront bientôt délogés et ramer à plus de 90 KM de la ville

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