Le Togo détruit sa biodiversité naturelle pour des tecks

18 000 hectares de bois sont coupés chaque année au Togo

18 000 hectares de bois sont coupés chaque année au Togo

La biodiversité naturelle togolaise est sérieusement menacée au Togo. Des milliers d’hectares d’essences naturelles disparaissent chaque année, contre à peine un millier d’hectares de teck et autres bois commerciaux.

Selon les statistiques, la principale source d’énergie au Togo est la biomasse (71%), suivie des produits pétroliers (26%) et de l’électricité (3%).  Ces statistiques sont illustratives de la pression humaine sur les produits ligneux dans notre pays. Par ailleurs, les chiffres officiels indiquent que 18.000 hectares de forêts sont déboisés au Togo, contre à peine 1000 hectares reboisés. Et les 1000 hectares reboisés le sont presque exclusivement en teck et autres bois destinés à des fins commerciales.

A cette allure, on risque de n’avoir bientôt  pour tout bois dans nos forêts que des tecks et autres essences commerciales. Plusieurs espèces animales et végétales qui interagissent entre elles sont ainsi menacées de disparition.

Si la disparition de la biodiversité inquiète, c’est parce qu’elle joue des rôles importants dans le quotidien de l’homme. Elle « sert de pharmacie aux communautés locales et à des besoins industriels, offre moins de possibilités à la recherche qui, à défaut, devient vulnérable face aux menaces des maladies qu’on peut qualifier de nouvelle génération », rappelle Patrick Adessou, écologiste, président des Jeunes Verts d’Afrique.

En dehors du reboisement excessif, qui menace la biodiversité nationale, il faut ajouter les effets ravageurs des feux de brousse, de l’agriculture avec l’utilisation des produits chimiques.

« Toutes ces disparitions ont une conséquence lourde car les espèces végétales généralement considérées comme des puits de carbone à cause de leur pouvoir de séquestration, sont en nombre réduit. L’absence des végétaux facilite l’érosion rapide des sols et réduit leur capacité de production. Aussi faut-il évoquer le dérèglement des systèmes pluviaux qui en partie, est lié à l’absence de plus en plus notée du couvert végétal. Economiquement, la situation rend le coût de la vie de plus en plus cher car les prix des planches sont de plus en plus élevés à cause de leur rareté», explique M. Adessou.

Le Jeune Vert d’Afrique invite à plus d’attention à  la thématique. « La biodiversité qui se veut la toile de vie se doit d’être de mieux en mieux aménagée non par des espèces exotiques comme on le constate de plus en plus au Togo, mais par des espèces locales adaptées à notre climat et à nos réalités culturelles », conseille-t-il.

 Maxime DOMEGNI

 

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