MICROFINANCE, RENFORCER LE CONTROLE DES MEMBRES POUR SECURISER LES EPARGNES

L’une après l’autre, on voit les institutions de microfinance s’effondrer sous nos yeux, des plus petites aux plus géantes en passant par les moyennement connues, avec les lots de catastrophes financières (le terme n’est pas exagéré). A y voir de près, plus aucune institution n’est à l’abri de la crise. Aucune ! Loin d’être une fatalité, la situation peut, heureusement, être évitée. Un contrôle accentué des membres peut, sans être une panacée, réduire sensiblement les risques de détournement, de dilapidations, de malversations. Comment et pourquoi ?

Jusqu’à un passé récent, on croyait certaines institutions (suivez nos regards) infaillibles. Le parcours des responsables, leur carnet d’adresses, mais aussi leur stature suffisaient comme garantie. Mais les cas IDH, Papillon, Microfund, Amupec, etc. sont assez éloquents pour nous montrer à quel point nos épargnes ne sont pas suffisamment en sécurité, loin de nos regards vigilants. Une investigation menée au sein des institutions de microfinance permet de déceler les failles, parfois ahurissantes, au sein des systèmes de gestion. Que ce soit sur le plan informatique, humain, organisationnel, structurel, il existe des trous béants dont profitent ceux à qui nous confions nos maigres épargnes, souvent rassemblées au prix de très durs labeurs. Voici quelques exemples pour ceux qui peuvent en savoir quelque chose. Contrairement à ce qui se passe dans les banques qui, c’est vrai, sont plus rigides, dans nos mutuelles, les caissiers sont en même temps leurs propres comptables. Ils collectent ou décaissent et sont les mêmes à enregistrer les opérations jusqu’à un niveau donné, deux activités professionnellement « incompatibles », selon les experts. La conséquence de ce cumul est qu’un caissier peut soutirer de l’argent sur le compte d’un membre mais établir les documents comptables nécessaires comme si c’est le propriétaire lui-même qui est physiquement passé. Dieu seul sait combien se servent de cette faille pour s’en mettre quotidiennement plein les poches, sur des comptes ou des « petites coupes » peuvent passer inaperçues. A un niveau plus élevé, les outils informatiques présenteraient des failles (que nous nous gardons de décrire) qui sont de véritables aubaines pour des mauvais génies ou des sources de tentation pour les plus honnêtes. Mais pour y accéder, le risque étant élevé, il faudra pourvoir compter sur des couvertures, à leur insu ou non, au sein de la boîte. On se rappelle qu’il y a deux ans, des centaines de millions ont ainsi disparu des caisses de la FUCEC, que les dirigeants présentent comme la plus sûre des institutions, du fait des « manipulations » d’un responsable informatique.

Les systèmes de contrôle défaillants

Dans les institutions de microfinance, les responsables sont puissants, si puissants que les systèmes de contrôle sont plutôt à leur service. Il est par exemple très fréquent que des DG ou proches collaborateurs octroient des crédits à des proches sur des bases fantaisistes, parfois même sur simple coup de fil. Des crédits sont donc octroyés sans dossier parfois. Il existe plein d’énormités dans les structures de microfinance de notre pays que les responsables savent faire couvrir par les systèmes de contrôle internes ou externes, par le moyen d’intimidations ou par le jeu de complicité. Les responsables de contrôle, souvent recrutés dans des conditions qu’on sait, se sentent curieusement plus redevables au leadership qu’aux membres qui sont les vrais propriétaires des mutuelles. Au meilleur des cas, ils démissionnent. C’est la situation qui a prévalu à Microfund, une institution en crise et pratiquement irrécupérable aujourd’hui, où les contrôleurs internes ont tous démissionné suite aux magouilles du DG qui a vite fait de les remplacer, sans changer d’un iota sa gestion. La présidente du Conseil d’Administration a aussi démissionné, avant de se laisser « récupérer » habilement par le DG Akogo. Les systèmes de gestion externes, on le sait, sont très peu fiables. La structure prévue par l’Etat est la Cellule d’Appui du Secteur des Institutions de Microfinance d’Epargne et de crédit (CAS-IMEC) placée sous tutelle du ministre de l’Economie et des Finances. Les inspecteurs sont des fonctionnaires de l’Etat, donc rémunérés comme les autres agents, vulnérables aux pressions des « autorités administratives et politiques » qui pourraient couvrir des proches en difficulté au sein de certaines institutions. Ils sont une quinzaine à inspecter deux cents institutions sur le territoire national, à scruter, selon les textes, deux fois par an la gestion de personnes très ou trop puissantes financièrement et en termes de relations. En face, ils ont des institutions dirigées par des gens qui « se paient » à plusieurs millions le mois et qui disposent par là des moyens d’intimidation et de corruption énormes. C’était le cas de IDH. Géré avant la crise par un ancien Premier ministre, ancien ministre du Plan, qui a dirigé pendant plusieurs années le DG actuel de la CAS-IMEC, personne n’osait le défier. Ni la CAS-IMEC, ni le ministre de l’Economie et des Finances, encore moins ses collaborateurs au sein de la mutuelle. Et pourtant, tout le monde voyait sombrer la mutuelle avec les épargnes des membres, sans oser dire le moindre mot. Nous avions essayé d’arracher quelques mots au DG de la CAS-IMEC au sujet de IDH, vainement. On a vite compris. Au Togo, il y a des intouchables. Cette structure devrait servir de rempart aux épargnes des membres des mutuelles au Togo, mais elle a montré, comme d’autres institutions de l’Etat, ses limites. Si tout fonctionnait normalement, une institution comme l’Association Professionnelle des Institutions de Microfinance (APIM) devrait aussi jouer un rôle de régulateur des activités, dans le sens de la professionnalisation du secteur. Mais, à l’instar du CAS-IMEC, de quels moyens dispose cette structure pour agir sur la professionnalisation du secteur ? Logée dans un immeuble à Agbalépédo et dotée d’une équipe de quelques personnes (à peine cinq), cette association jouit de très peu d’égard auprès des institutions. Peu de responsable de structures de microfinance répondent à ses convocations, ou à ses recommandations. Dirigée par un ancien employé de la FUCEC, c’est naturellement qu’elle se fasse toute petite dans ses rapports avec les institutions qui financent son fonctionnement et disposent par-là même de moyens pour la manipuler. Elle continue d’ailleurs de mendier des ressources pour son fonctionnement, manquant de tout jusqu’au matériel bureautique de base. En conséquence, elle souffre des mêmes maux que la structure de l’Etat et des mêmes faiblesses. Créée depuis 2004, elle a été aussi coupable de complaisance vis-à-vis des responsables de IDH, Microfund, Amupec et autres qui ont entraîné leurs institutions à l’agonie.

De la nécessité de renforcer le contrôle des membres

Contrairement aux banques où on parle de clients, puisqu’étant des entreprises créées par un groupe d’actionnaires, dans le cas des mutuelles, on parle de membres. La nuance est de taille. Tous les membres de la mutuelle en sont copropriétaires au même titre, alors que dans les banques ou d’autres entreprises, il y a discrimination parmi les actionnaires en fonction des actions de chacun. On ne le dira jamais assez, celui qui met ne serait-ce que cinq francs dans une mutuelle en devient copropriétaire et a le même droit que celui qui y possèderait des centaines de millions. Tout juste pour expliquer que les membres des microfinances disposent de plus de prérogatives qu’ils ne le croient souvent. Ils ont le droit de demander des comptes à ceux qui sont désignés pour administrer leurs épargnes. Mais, très peu le savent. Ceux qui le savent sont souvent des proches des responsables qui sont les mêmes qui se retrouvent lors des Assemblées générales (si elles sont organisées) pour décider des orientations du navire. Selon leurs intérêts personnels. Les membres sont très faiblement sensibilisés sur leurs prérogatives. Peu d’institutions pourvoient leurs membres des textes fondamentaux. Disons que beaucoup de responsables n’ont pas intérêt qu’ils soient plus au courant de leur rôle. C’est justement sur le terreau de l’ignorance des membres que fleurissent les malversations assassines des institutions. Pour sauver les microfinances au Togo, il faut donc partir de là. Renforcer le contrôle des membres sur leurs épargnes, vu que les failles dans les systèmes de gestion sont évidentes et que les structures de contrôle ne le sont que de noms. Les membres des microfinances doivent enfin se réveiller et jouer leur rôle. Personne mieux qu’eux-mêmes ne peut exercer un meilleur contrôle sur les activités de leurs entreprises communes. Pouvoir demander régulièrement des comptes à ceux qui sont employés par eux (c’est bien de cela qu’il s’agit), se mobiliser autour des différentes institutions pour s’en approprier les textes, en maitriser le fonctionnement, etc. doivent devenir leurs nouveaux réflexes. Lorsque ceux qui sont aujourd’hui placés à la tête des institutions se savent surveillés par leurs « employeurs », en dépit de tous les systèmes traditionnels de contrôles qui existent, cela seul peut les empêcher de piquer la grosse tête, de verser dans la démesure, de devenir plus arrogants. Ils seront poussés à leur tour à plus de contrôle sur les activités de leurs collaborateurs. A ce jour, les microfinances au Togo sont abandonnées (par l’Etat et les membres) aux mains de messieurs aux appétits voraces qui, une fois que les boîtes se développent, ne pensent plus aux « actionnaires », mais plutôt à leurs salaires, primes, missions, avantages. Tenez-vous bien, ils vont jusqu’à faire payer les prothèses dentaires et les lunettes de leurs femmes, par les mutuelles qu’ils dirigent pendant que la femme au marché ou la revendeuse au bord de la route qui vend les petits articles sous le chaud soleil et qui se démène pour gonfler les chiffres d’affaires, n’a aucun privilège. C’est à peine qu’elle obtient un crédit. Et si c’est le cas, les taux d’intérêts lui sont suicidaires…Les mutuelles doivent revenir aux membres. Maxime DOMEGNI Renforcer le contrôle des membres pour sécuriser les épargnes L’une après l’autre, on voit les institutions de microfinance s’effondrer sous nos yeux, des plus petites aux plus géantes en passant par les moyennement connues, avec les lots de catastrophes financières (le terme n’est pas exagéré). A y voir de près, plus aucune institution n’est à l’abri de la crise. Aucune ! Loin d’être une fatalité, la situation peut, heureusement, être évitée. Un contrôle accentué des membres peut, sans être une panacée, réduire sensiblement les risques de détournement, de dilapidations, de malversations. Comment et pourquoi ? Jusqu’à un passé récent, on croyait certaines institutions (suivez nos regards) infaillibles. Le parcours des responsables, leur carnet d’adresses, mais aussi leur stature suffisaient comme garantie. Mais les cas IDH, Papillon, Microfund, Amupec, etc. sont assez éloquents pour nous montrer à quel point nos épargnes ne sont pas suffisamment en sécurité, loin de nos regards vigilants. Une investigation menée au sein des institutions de microfinance permet de déceler les failles, parfois ahurissantes, au sein des systèmes de gestion. Que ce soit sur le plan informatique, humain, organisationnel, structurel, il existe des trous béants dont profitent ceux à qui nous confions nos maigres épargnes, souvent rassemblées au prix de très durs labeurs. Voici quelques exemples pour ceux qui peuvent en savoir quelque chose. Contrairement à ce qui se passe dans les banques qui, c’est vrai, sont plus rigides, dans nos mutuelles, les caissiers sont en même temps leurs propres comptables. Ils collectent ou décaissent et sont les mêmes à enregistrer les opérations jusqu’à un niveau donné, deux activités professionnellement « incompatibles », selon les experts. La conséquence de ce cumul est qu’un caissier peut soutirer de l’argent sur le compte d’un membre mais établir les documents comptables nécessaires comme si c’est le propriétaire lui-même qui est physiquement passé. Dieu seul sait combien se servent de cette faille pour s’en mettre quotidiennement plein les poches, sur des comptes ou des « petites coupes » peuvent passer inaperçues. A un niveau plus élevé, les outils informatiques présenteraient des failles (que nous nous gardons de décrire) qui sont de véritables aubaines pour des mauvais génies ou des sources de tentation pour les plus honnêtes. Mais pour y accéder, le risque étant élevé, il faudra pourvoir compter sur des couvertures, à leur insu ou non, au sein de la boîte. On se rappelle qu’il y a deux ans, des centaines de millions ont ainsi disparu des caisses de la FUCEC, que les dirigeants présentent comme la plus sûre des institutions, du fait des « manipulations » d’un responsable informatique. Les systèmes de contrôle défaillants Dans les institutions de microfinance, les responsables sont puissants, si puissants que les systèmes de contrôle sont plutôt à leur service. Il est par exemple très fréquent que des DG ou proches collaborateurs octroient des crédits à des proches sur des bases fantaisistes, parfois même sur simple coup de fil. Des crédits sont donc octroyés sans dossier parfois. Il existe plein d’énormités dans les structures de microfinance de notre pays que les responsables savent faire couvrir par les systèmes de contrôle internes ou externes, par le moyen d’intimidations ou par le jeu de complicité. Les responsables de contrôle, souvent recrutés dans des conditions qu’on sait, se sentent curieusement plus redevables au leadership qu’aux membres qui sont les vrais propriétaires des mutuelles. Au meilleur des cas, ils démissionnent. C’est la situation qui a prévalu à Microfund, une institution en crise et pratiquement irrécupérable aujourd’hui, où les contrôleurs internes ont tous démissionné suite aux magouilles du DG qui a vite fait de les remplacer, sans changer d’un iota sa gestion. La présidente du Conseil d’Administration a aussi démissionné, avant de se laisser « récupérer » habilement par le DG Akogo. Les systèmes de gestion externes, on le sait, sont très peu fiables. La structure prévue par l’Etat est la Cellule d’Appui du Secteur des Institutions de Microfinance d’Epargne et de crédit (CAS-IMEC) placée sous tutelle du ministre de l’Economie et des Finances. Les inspecteurs sont des fonctionnaires de l’Etat, donc rémunérés comme les autres agents, vulnérables aux pressions des « autorités administratives et politiques » qui pourraient couvrir des proches en difficulté au sein de certaines institutions. Ils sont une quinzaine à inspecter deux cents institutions sur le territoire national, à scruter, selon les textes, deux fois par an la gestion de personnes très ou trop puissantes financièrement et en termes de relations. En face, ils ont des institutions dirigées par des gens qui « se paient » à plusieurs millions le mois et qui disposent par là des moyens d’intimidation et de corruption énormes. C’était le cas de IDH. Géré avant la crise par un ancien Premier ministre, ancien ministre du Plan, qui a dirigé pendant plusieurs années le DG actuel de la CAS-IMEC, personne n’osait le défier. Ni la CAS-IMEC, ni le ministre de l’Economie et des Finances, encore moins ses collaborateurs au sein de la mutuelle. Et pourtant, tout le monde voyait sombrer la mutuelle avec les épargnes des membres, sans oser dire le moindre mot. Nous avions essayé d’arracher quelques mots au DG de la CAS-IMEC au sujet de IDH, vainement. On a vite compris. Au Togo, il y a des intouchables. Cette structure devrait servir de rempart aux épargnes des membres des mutuelles au Togo, mais elle a montré, comme d’autres institutions de l’Etat, ses limites. Si tout fonctionnait normalement, une institution comme l’Association Professionnelle des Institutions de Microfinance (APIM) devrait aussi jouer un rôle de régulateur des activités, dans le sens de la professionnalisation du secteur. Mais, à l’instar du CAS-IMEC, de quels moyens dispose cette structure pour agir sur la professionnalisation du secteur ? Logée dans un immeuble à Agbalépédo et dotée d’une équipe de quelques personnes (à peine cinq), cette association jouit de très peu d’égard auprès des institutions. Peu de responsable de structures de microfinance répondent à ses convocations, ou à ses recommandations. Dirigée par un ancien employé de la FUCEC, c’est naturellement qu’elle se fasse toute petite dans ses rapports avec les institutions qui financent son fonctionnement et disposent par-là même de moyens pour la manipuler. Elle continue d’ailleurs de mendier des ressources pour son fonctionnement, manquant de tout jusqu’au matériel bureautique de base. En conséquence, elle souffre des mêmes maux que la structure de l’Etat et des mêmes faiblesses. Créée depuis 2004, elle a été aussi coupable de complaisance vis-à-vis des responsables de IDH, Microfund, Amupec et autres qui ont entraîné leurs institutions à l’agonie. De la nécessité de renforcer le contrôle des membres Contrairement aux banques où on parle de clients, puisqu’étant des entreprises créées par un groupe d’actionnaires, dans le cas des mutuelles, on parle de membres. La nuance est de taille. Tous les membres de la mutuelle en sont copropriétaires au même titre, alors que dans les banques ou d’autres entreprises, il y a discrimination parmi les actionnaires en fonction des actions de chacun. On ne le dira jamais assez, celui qui met ne serait-ce que cinq francs dans une mutuelle en devient copropriétaire et a le même droit que celui qui y possèderait des centaines de millions. Tout juste pour expliquer que les membres des microfinances disposent de plus de prérogatives qu’ils ne le croient souvent. Ils ont le droit de demander des comptes à ceux qui sont désignés pour administrer leurs épargnes. Mais, très peu le savent. Ceux qui le savent sont souvent des proches des responsables qui sont les mêmes qui se retrouvent lors des Assemblées générales (si elles sont organisées) pour décider des orientations du navire. Selon leurs intérêts personnels. Les membres sont très faiblement sensibilisés sur leurs prérogatives. Peu d’institutions pourvoient leurs membres des textes fondamentaux. Disons que beaucoup de responsables n’ont pas intérêt qu’ils soient plus au courant de leur rôle. C’est justement sur le terreau de l’ignorance des membres que fleurissent les malversations assassines des institutions. Pour sauver les microfinances au Togo, il faut donc partir de là. Renforcer le contrôle des membres sur leurs épargnes, vu que les failles dans les systèmes de gestion sont évidentes et que les structures de contrôle ne le sont que de noms. Les membres des microfinances doivent enfin se réveiller et jouer leur rôle. Personne mieux qu’eux-mêmes ne peut exercer un meilleur contrôle sur les activités de leurs entreprises communes. Pouvoir demander régulièrement des comptes à ceux qui sont employés par eux (c’est bien de cela qu’il s’agit), se mobiliser autour des différentes institutions pour s’en approprier les textes, en maitriser le fonctionnement, etc. doivent devenir leurs nouveaux réflexes. Lorsque ceux qui sont aujourd’hui placés à la tête des institutions se savent surveillés par leurs « employeurs », en dépit de tous les systèmes traditionnels de contrôles qui existent, cela seul peut les empêcher de piquer la grosse tête, de verser dans la démesure, de devenir plus arrogants. Ils seront poussés à leur tour à plus de contrôle sur les activités de leurs collaborateurs. A ce jour, les microfinances au Togo sont abandonnées (par l’Etat et les membres) aux mains de messieurs aux appétits voraces qui, une fois que les boîtes se développent, ne pensent plus aux « actionnaires », mais plutôt à leurs salaires, primes, missions, avantages. Tenez-vous bien, ils vont jusqu’à faire payer les prothèses dentaires et les lunettes de leurs femmes, par les mutuelles qu’ils dirigent pendant que la femme au marché ou la revendeuse au bord de la route qui vend les petits articles sous le chaud soleil et qui se démène pour gonfler les chiffres d’affaires, n’a aucun privilège. C’est à peine qu’elle obtient un crédit. Et si c’est le cas, les taux d’intérêts lui sont suicidaires…Les mutuelles doivent revenir aux membres.

Maxime DOMEGNI

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